đŽââïž Ma VĂ©lodyssĂ©e : 6 jours de galĂšres, de rires et de libertĂ© Ă vĂ©lo
đŽââïž Ma VĂ©lodyssĂ©e : 6 jours de galĂšres, de rires et de libertĂ© Ă vĂ©lo


Partir à vélo, pour moi, c'est l'aventure ultime. C'est accepter de troquer le confort de la maison contre l'imprévu. Avec mon pote Simon, on s'est lancé un défi : parcourir une partie de l'EuroVelo 1, la célÚbre Vélodyssée. On a pédalé, on a eu froid, on a ri (et on a un peu souffert aussi), mais quel voyage !
đ§ïž Un dĂ©part glacial : la douche froide (littĂ©ralement)
Le premier jour, on a été mis dans le bain tout de suite. On quitte la région de Lourdes avec un petit 4 degrés au compteur. Il pleut, et pour couronner le tout, les sommets autour de nous sont chargés de neige. On s'élance sur la V81direction Pau, puis Bayonne.
Le vent de face est une vraie tannĂ©e. Ă un moment, on s'est mĂȘme retrouvĂ©s abritĂ©s sous un auvent, Ă attendre que l'orage passe, tellement les rafales nous Ă©puisaient. Le bikepacking, c'est aussi ça : savoir quand s'arrĂȘter pour ne pas s'Ă©coeurer dĂšs le dĂ©but.
đ S'adapter ou subir
Le deuxiÚme matin, petit point météo : on nous annonce du vent à plus de 70 km/h, toujours de face. On se regarde avec Simon : à ce rythme-là , on va faire du surplace. On décide donc de prendre le train à Orthez pour rejoindre Bayonne. C'est une rÚgle d'or en voyage : l'itinéraire n'est pas une prison, il faut savoir s'adapter pour garder le plaisir de rouler.


đČ Les Landes, le soleil et l'odeur des pins
Heureusement, la mĂ©tĂ©o finit par tourner. L'arrivĂ©e Ă Mimizan sous un grand soleil nous a fait un bien fou. C'est un moment magique : rouler entre les pins, sentir l'air iodĂ© de l'ocĂ©an, ĂȘtre quasiment seuls car on est hors-saison... On profite du calme, mĂȘme si trouver une boulangerie ouverte devient parfois un vrai jeu de piste !
On a aussi dû contourner certaines zones entre Biscarrosse et la Dune du Pilat, encore fermées suite aux incendies de l'été dernier. Voir ces arbres brûlés sur pied nous a rappelé la fragilité de ces paysages qu'on aime tant.
đ Le bilan : Des souvenirs pour la vie
Le sixiÚme jour, on décide de mettre le clignotant à Royan. Le froid et l'humidité ont fini par avoir raison de mon estomac, et Simon a besoin de reposer son dos. On prend le train pour rentrer, mais sans aucun regret.
Ce que je retiens de ces 6 jours :
La solidarité : Comme ce gars super sympa qui nous a payé l'eau à une borne automatique parce qu'on n'avait pas la bonne carte.
Le bivouac : Ce lever de soleil sur le lac, avec la brume qui s'élÚve... ça efface toutes les douleurs de la veille.
L'amitié : Partager ces galÚres avec un pote, c'est ce qui rend l'aventure humaine.
La Vélodyssée est magnifique, et on reviendra sûrement pour finir ce qu'on a commencé. En attendant, on va soigner nos bobos et préparer la prochaine !
đĄ Le bilan de GĂ©rard
Est-ce qu'on a fini tout le tracé ? Non. Est-ce qu'on s'est éclatés ? Oh que oui. Le voyage à vélo, ce n'est pas une performance sportive, c'est une collection de souvenirs. Je repars avec l'image de ce gars qui nous a offert de l'eau à une borne, les éclats de rire avec Simon sous la pluie, et cette sensation de liberté absolue quand la piste s'étire entre les pins.
Prochaine étape ? Soigner mes fesses, racheter un matelas pour Simon, et repartir. Parce qu'une fois qu'on a goûté à la Vélodyssée, on n'a qu'une envie : recommencer.
Ă bientĂŽt sur la route !
đ©č Quand le corps dit "stop"
Je ne vais pas vous mentir, aprÚs 400 km, le corps commence à grincer. Entre mon genou qui me lance depuis trois jours et les irritations de selle qui brûlent (malgré la crÚme !), chaque kilomÚtre devient un combat mental.
Simon, de son cÎté, commence à avoir le dos en vrac. Entre l'humidité des nuits en tente et la fatigue accumulée, on sent qu'on arrive au bout de nos forces. Le soir à Royan, aprÚs un énorme burger, on était tellement "explosés" qu'on dormait déjà avant 20h !















